Interviews

Paddy Doyle

Record de frappes full-contact en 1 h

Pourquoi vous êtes-vous attaqué à ce record ?

J'ai toujours fait du sport de compétition, dès l'âge de huit ans ! Mon premier record GWR date de mai 1987. C'était pour le record de pompes en 4h30 avec une charge de 23 kg sur le dos. Au total, j'ai remporté 48 titres GWR dans différentes catégories sportives depuis 1990.

Avez-vous besoin d'une grande préparation pour vos records ?

J'ai toujours fait du sport de compétition, dès l'âge de huit ans ! Mon premier record GWR date de mai 1987. C'était pour le record de pompes en 4h30 avec une charge de 23 kg sur le dos. Au total, j'ai remporté 48 titres GWR dans différentes catégories sportives depuis 1990.

Quel effet cela vous fait d'avoir un Guinness World Record ?

N'importe quel athlète d'endurance rêve d'obtenir un Guinness World Record. Pour être honnête, sans le Guinness World Records, qui m'a permis de canaliser mon agressivité, j'aurais certainement fini en prison. Détenir un Guinness World Record, cela veut dire qu'on est le meilleur du monde !

Imaginons que quelqu'un batte votre record. Qu'allez-vous faire ?

Oh, c'est déjà arrivé quelques fois. Dans ce cas, je m'entraîne encore plus dur et je récupère mon titre.

En dehors de vos titres, quel est votre record GWR préféré ?

J'adore les records olympiques que GWR publie après chaque olympiade.

Pouvez-vous nous parler un peu de vous et de votre parcours ?

Mon adorable fiancée s'appelle Deborah ; elle me soutient énormément dans mon entraînement et mes records. J'ai un chien que j'ai appelé Trixie, un croisé bull terrier/boxer. Pendant mon temps libre, je fais de l'escalade et de l'alpinisme ; je suis d'ailleurs guide professionnel. Je suis aussi ceinture noire troisième dan au judo. J'enseigne l'autodéfense et la boxe aussi bien aux hommes qu'aux femmes. En ce moment, je donne des conférences sportives à mi-temps. Qioi d'autre? J'ai grandi près de la célèbre bretelle d'autoroute Spaghetti à Birmingham, GB !

Pouvez-vous nous raconter une anecdote ou nous dévoiler une de vos particularités ?

Mes amis trouvent que je suis un véritable boute-en-train : j'adore leur jouer des tours et les taquiner.

Vous voulez nous détailler votre entraînement type ?

Chaque jour : De 8 à 12,8 km de marche rapide tout-terrain avec un sac à dos. Du Full-contact , de la boxe ou des arts martiaux : cinq manches. 16 km de vélo en salle. Un circuit fitness de 1 h avec tractions, abdos, sauts, squats, sprints et musculation légère. 8 km de rameur. Lutte et sac de boxe.

Suivez-vous un régime particulier ?

Je mange des légumes, du poulet, du poisson, des fruits, du tofu, des pâtes, du fromage, de l'huile riche en oméga, de l'huile de flétan et du pain complet. Pas de viande rouge.

Comment vous sentez-vous après une tentative de record ?

Je me sens comme si je venais de conquérir l'Everest, mais je suis mentalement et physiquement épuisé !

Vous arrive-t-il parfois de douter ?

À plusieurs reprises, j'ai bien cru ne jamais franchir la ligne d'arrivée. Mais j'ai pu compter sur ma force mentale et ma bonne condition physique. Parmi les records les plus difficiles, il y a eu le Challenge Fitness GWR, le record de pompes en 24 h, le record de pompes sur un bras en 5 h et le record de pompes sur le dos des mains en 1 h avec un sac de 18 kg sur le dos. De toute manière, être le meilleur du monde dans une discipline rend l'épreuve inestimable. D'après moi, les records valent bien des larmes, de la sueur et du sang ! Pour un record de puissance, vous êtes dans le grand bain dès le départ ; vous êtes seul au monde et c'est à vous de montrer ce que vous valez. Tout cela demande une force mentale impressionnante, surtout lorsque vous poussez votre corps à bout, comme je l'ai fait pendant 28 h d'affilée pour un Challenge Guinness World Records. La pression, l'adrénaline et la sollicitation extrême de votre organisme jusqu'à des sommets d'endurance rendent l'expérience inoubliable.

Kevin Fast

Le plus lourd camion tracté au bras et le plus lourd véhicule tracté sur plus de 30 m

Pourquoi vous êtes-vous attaqué à ce record ?

J'avais vu une émission sur les épreuves de force. Les candidats devaient tracter un camion de pompier. Et je me suis demandé si moi aussi, je pourrais en tracter un. Donc, j'ai appelé la caserne de pompiers locale et j'ai demandé si je pouvais essayer de tracter un de leurs camions. Ils ont accepté et j'ai réussi. Lors de la semaine de prévention contre les incendies, j'ai tiré un camion de pompiers sur 30 m. L'année suivante, j'ai tracté le camion le plus lourd sur 30 m, ce qui m'a valu un Guinness World Record en 1998. Et j'ai répété ce record en 2001, 2003, 2004, 2007 et 2008.

Vous avez besoin d'une grande préparation pour vos records ?

J'ai besoin de 6 à 8 semaines pour me préparer à une traction. Ce qui comprend un gros entraînement en salle. Autrement, je tracte ma camionnette sur une côte deux fois par semaine.

Quel effet cela vous fait d'avoir un Guinness World Record ?

J'adore être dans le Mondial des records et j'aimerais beaucoup établir de nouveaux records. Grâce à mon record, j'ai pu collecter des fonds pour des œuvres caritatives dédiées aux enfants, et j'ai pu voyager un peu. Pour moi, ça voulait dire que j'avais accompli quelque chose de vraiment bien. En plus, mon nom allait entrer dans l'Histoire ! Je suis très fier d'avoir pu établir ce record grâce à Guinness World Records. Et j'espère bien en décrocher d'autres !

Imaginons que quelqu'un batte votre record. Qu'allez-vous faire ?

Si jamais quelqu'un battait mon record, j'aimerais bien le regagner. Mais pour être honnête, j'ai 45 ans et je ne vais pas pouvoir continuer ce genre de records pendant bien longtemps encore.

En dehors de vos titres, quel est votre Guinness World Record préféré ?

Mon record favori est probablement celui du plus grand homme de l'histoire, Robert Wadlow.

Pouvez-vous nous parler un peu de vous et votre parcours ?

Je suis né à St Catharines (Ontario, Canada) en 1963. Je jouais beaucoup à la crosse et au hockey. Question études, j'ai le bac, une maîtrise, et un doctorat en théologie. Je suis marié à Suzanne et nous avons trois enfants : Abigail, Jacob et Matthew. J'adore les jeux des Highland (manifestation sportive celtique) ; mon épreuve préférée est le lancer de troncs d'arbres. Enfin, je suis pasteur luthérien à Cobourg (Ontario) depuis 16 ans.

Pouvez-vous nous raconter une anecdote ou nous dévoiler une de vos particularités ?

C'est drôle, on me demande souvent ce que je mange. Les gens doivent certainement penser que je tire ma force de mon alimentation. Et pourtant... mon alimentation se résume en gros à du fast-food et autres cochoneries ! Je rafole du gras et des sauces ! Bien entendu, des hamburgers-frites aussi. Et j'aime également la viande rouge. La seule chose que je refuse de manger, c'est les légumes…

Vous voulez nous détailler votre entraînement type ?

Je fais de la musculation 5 jours par semaine, en me concentrant sur des squats, poids libres et presses sur banc. Et quand je m'entraîne pour une traction de camion, je tire ma camionnette deux fois par semaine sur une côte.

Suivez-vous un régime particulier ?

Oui, je mange beaucoup !

Comment vous sentez-vous après une tentative de record ?

Je suis exténué et à bout de souffle. Mes muscles sont tellement contractés que j'ai l'impression qu'ils vont éclater à travers ma peau.

Vous arrive-t-il parfois de douter ?

Je garde le cap. Je m'entraîne aussi dur que possible. Le reste, ma foi, ne dépend plus de moi.

Anthony Kelly

Record de balles de tennis rattrapées en 1 min

Pourquoi vous êtes-vous attaqué à ce record ?

J'ai commencé par rattraper des flèches dans le cadre d'une formation que j'animais sur les réflexes et la réactivité, et pour démontrer l'efficacité de mes compétences et de ma méthode d'entraînement. C'est ainsi que j'ai rattrapé des objets lancés à plus de 91 m par seconde. Sinon, je peux donner plus de 10 coups par seconde.

Avez-vous besoin d'une grande préparation pour vos records ?

Je me concentre d'abord sur les détails : je travaille la coordination mains/yeux, ma posture, la position des pieds. Ensuite, je me lance ! J'ai près de 30 ans d'expérience en arts martiaux et c'est la base de mon succès.

Quel effet cela vous fait d'avoir un Guinness World Record ?

C'est la preuve que ce que je fais est réel. Je n'aurais jamais cru figurer un jour dans le Mondial des records: j'en suis très fier ! Je suis aussi très heureux qu'on me demande des autographes et qu'on me photographie.

Imaginons que quelqu'un batte votre record. Qu'allez-vous faire ?

Les records sont faits pour être battus. Et si je chercherais volontiers à regagner certains de mes records, je laisserais couler sur d'autres.

En dehors de vos titres, quel est votre Guinness World Record préféré ?

Le record de temps pour assembler un Rubik’s cube. Ce record demande de la rapidité, de l'adresse et une formidable sagacité. J'aime aussi beaucoup l'homme le plus grand et l'homme le plus poilu : j'aime les gens, pas nécessairement leurs records. Je les ai d'ailleurs rencontrés tous les deux, et ils sont très sympas. En fait, d'une façon générale, la plupart des recordmen GWR que j'ai rencontrés sont très sympas.

Pouvez-vous nous parler un peu de vous et votre parcours ?

Je m'appelle Anthony Kelly, plus connu sous le nom de "l'attrape-flèche". Je suis marié et j'ai un fils de 16 ans, Taylor. J'habite à Armidale, en Australie. J'enseigne chaque jour le kung-fu et je dirige des séminaires de réactivité aux meilleurs athlètes australiens.

Suivez-vous un régime particulier ?

Mon régime est simple : viande, pommes de terre, riz et chocolat… et c'est tout.

Quelle est la part de danger dans vos records ?

Je détiens les records de rattapers de flèches, de balles de peinture et de balles de tennis, mais mon record le plus dangereux est certainement le rattraper d'épieux lancés depuis un fusil à projectiles sous-marin.

Stephen Hyland

Record de tractions à la barre en 1 h

Pourquoi vous êtes-vous attaqué à ce record ?

Je suis coach sportif. Plusieurs de mes collègues avaient décidé de tenter le record de tractions par équipe, mais je n'étais pas libre ce week-end et j'ai donc passé mon tour. Il s'agissait de participer à une œuvre caritative, Sweet William, pour un jeune garçon en difficulté. J'étais déçu de ne pas participer, et j'ai alors appelé GWR pour savoir s'il existait d'autres records fitness, et si oui, lesquels m'étaient ouverts. J'ai choisi le record de tractions à la barre en 1 h. Le record à battre était de 445 tractions en 1 h en 2005. J'en ai fait 512.

Avez-vous besoin d'une grande préparation pour vos records ?

Pour ma première tentative, je n'ai eu aucune préparation particulière. Je me disais que le record n'avait pas l'air démesuré. Le week-end qui a suivi mon appel à GWR, je suis allé dans mon garage et j'ai dépassé le record existant de 50 répétitions. Le lundi, j'ai rappelé GWR pour les formalités officielles et voilà, comme je l'ai dit, j'avais atteint 512 tractions.

Quel effet cela vous fait d'avoir un Guinness World Record ?

J'ai du mal à mettre des mots sur ce que je ressens. Ce n'est pas seulement le record en lui-même, mais la démarche tout entière : décider du jour de l'épreuve, choisir le public, dompter la nervosité avant la tentative de record, soupirer de soulagement une fois l'épreuve terminée, avoir la satisfaction de raconter l'expérience le lendemain aux copains et, ensuite, attendre la confirmation officielle de GWR. Bien évidemment, la cerise sur le gâteau, c'est le certificat qu'on reçoit ! J'ai fait encadrer tous les certificats et je les accrochés au mur.

Imaginons que quelqu'un batte votre record. Qu'allez-vous faire ?

Si vous vérifiez, vous verrez ce que je fais : je les bats et je récupère mes titres, ce que j'ai déjà fait à maintes reprises.

En dehors de vos titres, quel est votre Guinness World Record préféré ?

Oh, il y en a tellement ! J'ai un grand respect pour les records de Paddy Doyle, car je sais à quel point il doit travailler dur pour les obtenir. Sinon, j'aime beaucoup les records sportifs et ceux des doux dingues. Vous voyez, impossible de faire un choix !

Pouvez-vous nous parler un peu de vous et votre parcours ?

J'ai dépassé les 55 ans, je suis marié et j'ai deux enfants. J'adore tous les sports; la photographie est ma seconde passion. J'ai grandi à Londres et je dirige ma propre société de gestion de biens. Le plus drôle, c'est que j'ai eu un grave accident à l'âge de 20 ans et que j'ai commencé à m'entraîner seulement à 42 ans. Mon bras gauche était si sévèrement touché que certains jours, je ne pouvais même pas le soulever au-dessus de ma tête; il a fallu deux ans pour retrouver 99 % de ma validité.

Pouvez-vous nous raconter une anecdote ou nous dévoiler une de vos particularités ?

Il y a bien un incident qui fait rire mon entourage. Je participais à une formation de premiers secours qui devait durer 4 jours. Avant l'examen final, on doit s'entraîner sur un mannequin, mais le jour de l'examen, vous devez effectuer les gestes sur une vraie personne. Bref, tout se passait bien jusqu'à ce que je doive vérifier que la personne respirait et n'avait pas avalé sa langue. En la retournant sur le côté, je lui ai craqué la nuque ; on a dû appeler une ambulance, lui passer une minerve et la conduire d'urgence à l'hôpital. Dois-je préciser que j'ai raté l'examen ?

Voulez-vous nous détailler votre entraînement type ?

C'est une combinaison de choses et d'autres : course à pied, vélo et rameur en salle et en extérieur. Je ne fais jamais le même circuit tous les mois. Mais je suis un circuit très intense, je m'entraîne quasiment tous les jours. Si j'ai une compétition en vue, je m'entraîne spécifiquement pour cela, en variant au maximum mes exercices : un bon moyen de travailler sans se laisser gagner par la routine. J'ai toujours un objectif lorsque je m'entraîne, mais j'essaie vraiment de varier mon programme.

Suivez-vous un régime particulier ?

Pas du tout. Cependant, je ne mange pas de viande rouge. Oh… et puis j'adore les noix.

Comment vous sentez-vous après une tentative de record ?

D'abord soulagé si j'ai battu le record existant car je me dis que je n'ai fait perdre de temps à personne. Puis vient l'euphorie ! C'est le lendemain qu'on prend conscience de ce que l'on vient d'accomplir et de son impact sur notre vie.

Vous arrive-t-il parfois de douter ?

Cela m'arrive oui, et c'est ce qui me stimule. Pour mon premier record, j'étais presque certain d'y arriver, mais maintenant que j'ai atteint mes limites, tout est beaucoup plus difficile. Le record de tractions à la barre était de 445 le 22 janvier 2005 ; mon dernier record est actuellement de 887, ce qui est près du double. Et je tenterai certainement d'améliorer encore ce record.

Jerry Havill

Le plus grand skateboard

D'où vous est venue cette idée ?

“Les idées de projets viennent toujours des étudiants ; ils ont le choix et peuvent donc faire ce qui leur plaît le plus. Ce peut être comme ici une tentative de record GWR ou quelque chose qui n'a rien à voir. Cette année, la classe avait décidé de battre un record GWR et ils ont choisi de s'attaquer au record du plus grand skateboard. Leur skateboard fait 9,44 m de long et 2,43 m de large, ce qui est à peu près 12 fois la taille d'un skateboard classique.”

C'est dur de battre un record GWR non ?

“Oh oui, c'est très difficile car la concurrence est rude. En plus, elle est internationale. Je sais par exemple qu'il y avait deux autres équipes en lice pour ce record. Mais nous l'avons emporté !”

Quelle a été la réaction des élèves en voyant leur record dans le GWR ?

“Oh, ils en sont très fiers car leur exploit est reconnu. Nous sommes un tout petit lycée dans une région assez isolée. Donc, avoir une visibilité internationale est non seulement gratifiant pour eux, mais aussi très motivant !”

D'après vous, pourquoi avoir son nom dans le Mondial des records est-il si important ?

“Je pense que l'impact international du livre a une importance capitale. Comme il a une résonnance à l'échelle planétaire, on n'est seulement les héros d'une petite communauté locale. Ensuite, je trouve que l'ouvrage est tellement bien conçu que le public a envie de s'intéresser à tout ce qu'il y a dedans et donc à tous les records sans exception.”

Quelle était l'ambiance quand vous avez remporté le défi ?

“Ah, c'était la fête! On sautait dans tous les sens, on se congratulait, certains ont même versé quelques larmes d'émotion. Nous savions que la concurrence était rude et qu'un skateboard de New York risquait de nous voler la vedette, alors forcément, tout le monde a hurlé de joie quand on a appris qu'on avait quand même remporté le record.”

Comment fonctionne le skateboard ?

“Notre skateboard fonctionne comme un skateboard classique. Évidemment, vous devez appliquer une grosse charge d'un côté ou de l'autre pour tourner à gauche ou à droite. Il pèse 1 814 kg, alors c'est sûr, pas question de le transporter à la main ou sur l'épaule ! Il faut beaucoup de monde pour le manœuvrer.”

Quel effet cela vous fait d'avoir un Guinness World Record ?

"Entrer dans le Mondial des records, c'était notre objectif depuis le début. C'est une vitrine internationale et les gens du monde entier peuvent voir ce que vous avez accompli et vous connaissent grâce à votre record. Vous savez, on y a mis du nôtre ! Cela nous a demandé des efforts énormes, mais cela valait le coup. C'est quelque chose d'unique et dont nous sommes tous très fiers – pas seulement pour nous mais pour tous nos camarades aussi.”

Chad Netherland

Le plus long blocage au sol de deux avions

Vous voulez nous parler de votre record ?

“Mon record a consisté à retenir au sol 2 avions, autrement dit les empêcher de décoller aussi longtemps que j'ai pu. Il m'a fallu 3 mois d'entraînement avant de me lancer. Cette année j'ai battu mon propre record de temps, avec 1 min et 66 centièmes de secondes.”

Quels sont les aspects techniques de votre record ?

“Dans le guide opérationnel officiel, Guinness World Records a vérifié qu'il s'agissait bien de deux avions 206 avec un moteur de plus de 300 chevaux chacun. Les avions devaient être positionnés côte à côte, chacun dans une direction opposée et moi, je devais me trouver harnaché entre les deux. Une fois que les moteurs atteignent une certaine vitesse et que je tracte la charge maximale, le chronomètre démarre. Et là, c'est à moi d'essayer de retenir les deux appareils. Et lorsque je lâche le tout, ils s'envolent! Impressionnant, vous pouvez me croire ! ”

Mais comment se prépare-t-on à une record comme celui-ci ?

“La préparation pour ce genre de record est à la fois mentale et physique. Vous vous trouvez sur une piste d'atterrissage et votre vie dépend littéralement de l'équilibre entre deux avions que les pilotes tentent de faire décoller dans des directions contraires. Il faut vraiment être bien préparé à la souffrance inévitable qu'on endure et en même temps, refuser de lâcher. Forcément, il faut être en excellente condition physique. Je pratique les arts martiaux depuis plus de 30 ans. Dans ma jeunesse, je faisais aussi des cascades ou des expériences qui m'amenaient toujours à tordre quelque chose, m'allonger sur un tapis de clous ou encore servir de marchepied à la personne la plus lourde du public présent.”

Votre record est-il douloureux à atteindre ?

“Ah ça c'est sûr, ça fait mal ! Lors de ma dernière tentative, j'ai senti mon épaule gauche se déboîter. Vous êtes harnaché et vous sentez toute la puissance tirer sur votre dos et vos bras. En fait, vous sentez quasiment vos muscles se fendre. Et c'est là que la préparation mentale joue un rôle : vous vous dites, la douleur m'est égale, je ne vais pas lâcher ! Finalement, c'est un peu une addiction au Guinness World Records.”

Pourquoi avoir choisi ce record en particulier ?

“Bon, déjà, la plupart des records que j'établis sont pour des œuvres caritatives, et j'en ai déjà pas mal à mon actif. Et puis j'ai été contacté par quelqu'un des Young Eagles, une association qui aide les enfants dans l'aviation, et on m'a demandé si je ne pouvais pas envisager de faire un record pour eux. J'ai fait quelques recherches et j'ai trouvé celui-ci qui s'accommodait bien de mes talents d'arts martiaux. Et voilà !”

Quel effet cela vous fait d'avoir un Guinness World Record ?

“Oh, c'est formidable ! Toute ma vie j'ai adoré Guinness World Records, alors être dedans... Vous savez, j'ai un exemplaire original qui date de 1972 et je le feuillette chaque année. C'est tellement extraordinaire d'avoir un record. Et à tous les candidats potentiels, je dis, allez-y, foncez ! Ne vous laissez pas décourager ! Cela vaut vraiment le coup. Quelle fierté et quel bien-être on ressent après l'exploit ! Vraiment c'est fabuleux !”

Brenden Adams

Le garçon le plus grand

Vous êtes heureux d'avoir arrêté de grandir ?

“Oui, je suis très content car chaque fois que je grandissais, ça devenait de plus en plus difficile de m'adapter à mon environnement. Par exemple, c'est vraiment très dur de monter en voiture ou juste de faire des trucs sans importance.”

Après l'école, qu'aimeriez-vous faire ?

“J'aimerais concevoir des voitures ; j'ai déjà déjà dessiné une voiture, mais il faut que j'étudie avant de pouvoir la créer en vrai. Oui, je crois que ce serait vraiment super de fabriquer des voitures !”

Vous avez croisé des célébrités grâce à votre taille ?

“Je suis allé à Chicago pour l'émission d'Oprah Winfrey, l'Oprah show : personne n'en revenait que j'ai l'air si différent. Grâce à Oprah, j'ai pu rencontrer mon baketteur préféré, Shaquille O’Neill. Cette rencontre a été le plus beau moment de ma vie.”

Vous connaissez le Guinness World Records depuis longtemps ?

“Oh, je connais le Guinness World Records depuis la maternelle. J'ai toujours feuilleté les livres en pensant que les records étaient vraiment cool, mais je n'aurais jamais pensé y avoir ma place un jour."

Justement, qu'est-ce que cela vous fait d'être dans le Guinness World Records ?

“C'est extra ! Dans le passé, j'ai déjà vu des gens encore plus grands que moi, mais je n'ai jamais rencontré quelqu'un de mon âge qui me dépasse. Finalement, c'est très cool de savoir que je suis le plus grand pour mon âge.”

Quels ont été les signes avant-coureurs de la croissance hors norme de Brenden ?

“Dès l'âge de 4 mois, nous avons remarqué que Brenden grandissait rapidement et qu'il avait déjà fait toutes ses dents. Nous avons consulté un médecin. Brenden a été mesuré et on nous a dit que quelque chose clochait. Ensuite, Brenden n'a pas cessé de prendre quelques centimètres à la fois. En fait, il grandissait sans arrêt jusqu'à ce que nous décidions de lui faire faire des injections pour accélérer sa croissance, dans l'espoir qu'une fois achevée, les choses s'arrangeraient. Et cela a fonctionné, car à présent, il ne grandit plus.”

Quelle est la cause de cette croissance ?

“Pour l'instant, Brenden est la seule personne à avoir eu cette pathologie. Il y a eu de nombreuses études pour essayer de déterminer les causes de sa croissance. On nous a dit qu'il s'agirait du douzième chromosome qui se fractionne en deux et se régénère sans arrêt, d'où sa croissance constante.”

Au jour le jour, Brenden rencontre-t-il des difficultés ?

“Oui, c'est très difficile parfois. Brenden ne tient pas dans notre voiture, et nous voyons qu'il a du mal à enfiler ses chaussures. Il n'est pas très mobile et pour nous, c'est un souci ; je sais que Brenden s'en rend compte. En plus, il est impossible de lui trouver des vêtements et des chaussures. Tout doit être fait sur mesure, ce qui revient très cher. Il aimerait tant être comme les autres adolescents de son âge et avoir des vêtements à la mode et mieux s'intégrer. Mais évidemment, c'est un peu difficile avec des tenues réalisées sur mesure.”

Quelles sont les réactions de votre entourage et comment vous sentez-vous ?

C'est très difficile pour Brenden de quitter notre petite ville sans se faire remarquer. Les gens le dévisagent et y vont de leurs bons mots. Parfois c'est vraiment insupportable. En tant que parent, quand je vois des adultes réagir ainsi, cela me met dans une colère noire. Quand ce sont d'autres enfants, je me dis, bon, ce sont des gosses, ils sont jeunes encore. Mais vous voyez, ce sont les réactions des adultes qui m'agacent le plus. Heureusement, ça ne semble pas trop préoccuper Brenden. Il est comme il est et il ne prête pas attention à ce genre de commentaires. Il me rassure aussi en me disant "T'inquiète pas maman, ils comprennent rien".

Brenden est enfant unique - au propre comme au figuré - quel effet cela vous fait ?

“Brenden est effectivement unique, non pas par sa taille, mais par la personne qu'il est justement. Nous avons beaucoup de chance de l'avoir !”

Et il est heureux d'être dans le Mondial des records ?

“Brenden a toujours été un grand fan de Guinness World Records. Il collectionne d'ailleurs les éditions chaque année et les lis attentivement. Je pense que décrocher un record et apparaître dans le livre est quelque chose que Brenden n'aurait jamais imaginé.

Lee Redmond

Les plus longs ongles (record absolu)

Quand et pourquoi avez-vous décidé de laisser pousser vos ongles ?

“J'ai commencé à les laisser pousser à partir de 1979. Honnêtement, je ne sais pas vraiment pourquoi j'ai commencé. Ils étaient vraiment beaux, j'ai eu envie d'arrêter de les limer voilà. Je viens juste de battre mon propre record puisqu'ils ont atteint une longueur combinée de 8,94 m."

Et à mesure qu'ils poussaient, l'idée d'établir un record vous est alors apparue comme une évidence ?

“Pas vraiment. Le record n'était pas d'actualité. Pour moi, c'était plus un défi, pour voir jusqu'où mes ongles allaient pousser sans se déformer. Mais ils ne se sont pas déformés. J'ai bien eu envie de les couper une fois qu'ils avaient atteint plusieurs centimètres, mais j'y ai renoncé car mes ongles faisaient partie intégrante de moi. Et puis voilà, un jour, je me retrouve dans le Guinness World Records : c'est un véritable honneur pour moi.”

Quels sont les avantages et les inconvénients d'avoir des ongles aussi longs ?

“Grâce à mes ongles, j'ai eu la chance de rencontrer des personnes formidables et de voyager. Ça, c'est pour le positif. Pour le négatif, j'ai du mal à faire mes courses, à me déplacer et à accomplir toutes les tâches quotidiennes. Et puis comme j'utilise mes mains toute la journée, j'ai ensuite mal aux ongles. Vous savez, certains ont des rages de dents, et bien moi, j'ai des rages d'ongles ! Il y a des soirs où j'ai hâte d'aller me coucher pour allonger les ongles sur le lit et ne plus sentir leur poids.”

Comment réagit votre entourage ?

“En ce moment, j'ai plus de retours positifs que négatifs. Les enfants sont mes plus grands fans ! Voilà déjà pas mal de temps que j'ai de longs ongles et on me connaît. Les gens restent quand même drôlement curieux : on me pose des tas de questions sur le pourquoi du comment de mon record. On m'a aussi souvent répété que je devrais enfin les couper et changer de vie, mais bon, ça fait quand même 29 ans que je les laisse pousser ; ce serait comme m'amputer d'un membre et ça me fait peur.”

Vous aimez avoir des ongles aussi longs ?

“Honnêtement ? Pas vraiment, non. C'est plus un job qu'une passion. Les gens ne savent pas le temps que prend la maintenance de mes ongles ! Et puis, il faut être en excellente santé pour les faire pousser et les conserver en bon état. Leur manucure me prend un temps fou : par exemple, il faut 3 bonnes semaines pour retirer le vernis à ongle et les vernir de nouveau car je ne peux en faire que 1 ou 2 à la fois. Et question matériel, pour me venir les ongles, j'ai besoin à chaque fois de plus de 3 litres de dissolvant et une caisse entière de vernis à ongles.”

Quel effet cela vous fait d'avoir un Guinness World Records ?

“Je suis très fière de mon Guinness World Record et je conseille à tous ceux et à toutes celles qui sont uniques ou différents de ne pas avoir honte et de ne pas faire attention aux moqueries des uns et des autres. Rapprochez-vous d'autres personnes uniques : nous sommes tous uniques, mais ceux qui se retrouvent dans le Guinness World Records se sont fixé des objectifs qu'ils ont atteints et ils peuvent en être fiers.”

Melvin Boothe

Les ongles les plus longs (homme)

Quand avez-vous commencé à laisser pousser vos ongles ?

“Oh, ça remonte à 1982. J'étais en arrêt maladie de mai à août ; je ne suis retourné travailler qu'en septembre. Les ongles m'ont donné quelque chose à faire, un point sur lequel me concentrer. Vous savez, comme un hobby quoi. Et voilà, en gros, comment tout cela a commencé.

Et vous travaillez actuellement ?

“Non je suis en invalidité.”

Comment votre entourage a-t-il réagi ?

“En fait, je ne sors pas, donc personne ne me voit. Pour être honnête, c'est la toute première fois que je sors dans la cour. Ma dernière sortie remonte à 3 ou 4 ans. Je devais aller aux funérailles de mon frère et c'était tout un périple. Je me suis assis sur les petits bancs de l'église pendant 1 h 15 et quand je me suis levé, mes pieds avaient du mal à me porter, sans doute à cause de la position que j'avais dû adopter avec mes ongles.”

Quels sont les inconvénients à avoir des ongles aussi longs ?

“Franchement, ce n'est pas ça qui manque ! Chaque fois que je dois me servir de mes mains, c'est un calvaire. Je ne suis bien que lorsque je me repose sur ce fauteuil en fait. Et ne parlons pas des transports… Vous savez, c'est une vraie gageure de se déplacer : j'ai besoin d'un peu d'air et non de me retrouver agglutiné ou coincé aux heures de pointe. J'ai donc préféré cesser de sortir et je m'y suis fait, même si le monde extérieur me manque quand même beaucoup. Maintenant, j'essaie de passer à autre chose et puis les rues ne vont pas disparaître du jour au lendemain, alors...”

Quel effet cela vous fait d'avoir un Guinness World Record ?

“C'est formidable d'avoir son nom dans le Guinness World Records parce que peu y parviennent. C'est un exploit qui n'est pas donné à tout le monde.”

Qu'avez-vous pensé quand Melvin a commencé à se laisser pousser les ongles ?

“Personne dans ma famille n'a des ongles longs. Melvin a été le premier et il se les laisse pousser depuis au moins 25 ans. Pour être tout à fait honnête, je n'ai pas trop compris, mais bon, plus je regardais ses ongles pousser et plus je me suis dit que, finalement, ce n'était peut-être pas une mauvaise chose. Si bien qu'un beau jour, j'ai commencé à inviter des amis à venir voir les ongles phénoménaux de mon frère !”

Que pensez-vous de notre visite à Melvin aujourd'hui ?

"C'est génial que Guinness World Records soit venu ici prendre des photos de lui pour le mettre dans le livre. En fait, je suis tellement excitée que j'ai pris ma journée pour être présente. Je suis très fière qu'il ait son nom dans le Guinness World Records, mais je suis encore plus fière qu'il soit mon frère.”

Comment Melvin a-t-il eu vent du Guinness World Records ?

“Son fils, Sherman, a fait quelques recherches et il a pensé que ce serait super si son père pouvait entrer dans le Guinness World Records. Il a donc contacté Guinness World Records et voilà, nous sommes tous réunis ici aujourd'hui pour fêter ce merveilleux événement !”

Steve Mallie

Le plus gros hamburger commercialisé

Pourquoi vous êtes-vous attaqué à ce record ?

“Depuis que j'ai ouvert mon restaurant Mallie, nous essayons de proposer des méga portions. Nous nous creusons la tête et nous poussons tout à l'extrême.”

Comment faites-vous pour fabriquer un hamburger de cette taille ?

“Pour préparer le hamburger, on a besoin d'environ 72 kg de viande de bœuf hâchée. Nous plaçons la viande dans un moule et on la fait cuire au four pendant à peu près 12 h. Nous ne fabriquons pas le pain nous-mêmes, nous l'achetons à nos fournisseurs. Ils possèdent un four géant qui leur permet d'élaborer le pain : la cuisson prend 8 h Comme il est impossible de cuire en même temps autre chose dans le four, il faut attendre la fermeture de leur fabrique pour faire ce pain… Donc, au total, la cuisson et l'élaboration du hamburger prend entre 16 et 18 h."

Comment réagissent ceux qui voient le hamburger ?

“C'est un peu comme s'ils apercevaient une soucoupe volante ou un truc du genre ! Ils le voient mais ils se demandent si c'est du lard ou du cochon. Tout le monde ouvre des yeux grands comme des soucoupes justement et ils ont un sourire en tranche de pastèque – c'est l'effet "burger" ! Je suis sûr qu'ils ont la chair de poule d'ailleurs, ce qui n'est pas rien. Vous voyez, c'est incroyable ! ”

"Quel choc ! Je n'avais jamais vu un hamburger aussi gros de ma vie. Il est gigantesque !"

Quel est le prix de revient du hamburger ?

“Il faut compter environ 500 US$ pour fabriquer le burger. La viande seule coûte déjà 320 US$ auxquels il faut ajouter les autres ingrédients, la main-d'œuvre, les ustensiles et le reste. En fait, les gens qui l'achètent veulent s'offrir une folie, comme nous, et avoir leur nom dans le Guinness World Records.”

D'après vous, quel est le message que ce record véhicule sur les États-Unis et plus particulièrement Detroit ?

“Pour moi, les États-Unis sont le berceau du hamburger. Je suis fier et heureux d'avoir rapporté le titre aux États-Unis. Et je suis certain que tout le monde est fier de nous. En plus, Detroit étant une ville immense, ce hamburger est un parfait exemple de ce qu'on peut faire ici, à Detroit.”

"C'est un honneur de savoir que le plus gros hamburger du monde qui est dans le Guinness World Records vient de Detroit ! J'ai encore du mal à croire que nous soyons dans le livre."

"Je suis tellement fier que le record GWR du plus gros hamburger vienne d'ici, de Detroit. C'est fabuleux !"

Quel effet cela vous fait d'avoir décroché le Guinness World Record du plus gros hamburger commercialisé ?

“Oh ! C'est la chose la plus merveilleuse du monde ! Avoir mon nom dans le Guinness World Records est certainement mon plus bel accomplissement. En tout cas jusqu'à maintenant. J'ai travaillé toute ma vie d'arrache-pied pour construire ce restaurant que bénéficier de la notoriété du Guinness World Records me rend fou de joie. C'est indescriptible !”